étendue de la création musicale

Pour avoir été un grand consommateur de musique dite indépendante, je peux témoigner que le modèle économique « indépendant » correspond en fait à une réponse à un besoin de consommation de signes :

Ceux-lui d’une population qui intellectuellement pense devoir et pouvoir se distinguer de la masse. Ces "rebels" reproduisent en fait, à une échelle certes moindre, exactement les mêmes mécanismes que les majors : pub, copinage avec les médias.. phénomène de nouveautés du moment.. le truc qu’il faut écouter (ou gerber..). Bref, une économie de branchouille qui s’adresse à une certaine population, un petit peu comme les différentes gammes de lessive.. La lessive premier prix pour les gueux, la lessive haute gamme pour quelques autres... Je reprends bien sûr à dessein le vocabulaire cynique de ces professionnels du marketing

Bien sûr, ces deux sphères (majors, indépendants) produisent parfois des artistes très intéressants.. Et c’est la que le bât blesse, ces artistes "collabos" permettent en effet à ce système de tenir (voir de le renforcer), en le légitimant : combien de fois ai-je entendu "vous ne pouvez pas jugez un artiste sur son mode de production et de diffusion !". En effet, pour les défenseurs du système, on ne peut bien sûr pas critiquer les indépendants, qui ne le sont en fait de rien du tout : leur circuit de distribution emprunte les mêmes formes et les mêmes enseignes que ceux des produits non indépendants... Une loi comme la Dadvsi n’aurait jamais été à l’ordre du jour si les majors n’étaient pas si sûr du pouvoir qui est le leur actuellement.. Celui de pouvoir imposer a peu prêt n’importe quoi.. Il y a 30 ans, l’industrie culturelle ne s’offusquait pas tant que ça de la copie privé, car elle n’était pas si sûr de sa capacité à pouvoir imposer n’importe qu’elle artiste.. La société de conversation, la copie étaient donc nécessaire afin d’imposer leur force de nuisance. A titre d’exemple, Microsoft voyait officieusement d’un très bon oeil que tout le monde copie et utiliser en privé un logiciel tel que Word, les salariés des entreprises étaient donc déjà formés : c’est toujours un bon point si l’on considère la permanente recherche d’efficience d’une entreprise..

article en réponse à l’article de Covert Prestige.


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