Vive le NON modèle économique, à bas la rareté !

A l’heure où les experts se perdent en conjoncture sur les pertes de l’industrie du disque, à l’heure où le futurologue Jacques Attali, prédit l’entrée dans une nouvelle ère musiconomique fondée sur la gratuité du média numérisé, dadaprod affirme son « non modèle économique ».
La musique ne doit pas être une économie car à partir du moment qu’elle le devient, cela signifie qu’on y organise sa rareté (1), à l’aide notamment de la publicité qui impose des artistes, produits d’une industrie culturelle.

La musique doit être plurielle, locale.

Les nouvelle sensations ne sont que des slogans, arnaques, fers de lance d’une l’industrie musicale : elles sont inhérentes à son modèle économique ! Et ce n’est pas le modèle 2.0 qui va y changer quelque chose : que l’industrie soit rémunérer par la publicité ou par le consommateur (ce qui revient au même puisque le consommateur paie tôt ou tard le coût de cette publicité). Les artistes du web 2.0 ne sont que des spams déguisés ! Les nouveau réseaux sociaux ne créent aucun lien véritable, ce sont juste des carnets d’adresses ouverts sur un monde aseptisé..

La révolution est dans la proximité et la convivialité. Seulement voilà, comment ensuite pouvons nous lutter contre cet économie destructrice (artistiquement parlant, il suffit d’écouter les dernières sorties d’Univers Sale pour s’en rendre compte...) ? Organisons des évènements, des concerts... Mais comment ? Avec quels moyens ? Le métier de tourneur est calibré pour les artistes imposés à grand coup de publicité ! Ainsi les portes des salles de spectacle restent le plus souvent fermés aux artistes affranchis du système ou les conditions sont telles que la banqueroute devient presque inéluctable ! D’où l’idée de pré-financer les tournées : reprenant ainsi l’esprit de proximité et de partage de risque des AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) dadaprod propose à tous les spectateurs de pré-fiancer la venue des artistes dadaprod dans leur ville, ainsi la négociation avec les salles s’en trouvera grandement facilité..

(1) L’économie se définie par l’ensemble des actes nécessaires pour lutter contre la rareté des biens susceptibles de satisfaire les besoins illimités de l’homme. La pratique musicale étant plurielle et illimitée, elle n’est en rien rare. La rareté est donc organisé et factice (les nouveautés, les révélations, les génies..) afin d’attirer le consommateur. Sans rareté, comment motiver des citoyens à se précipiter sur un produit qui n’a rien d’unique (un album, un single) et que l’épreuve du temps n’entamera en rien..


carrousel

> Flux Podcast Media XML

> Flux RSS Blog XML

Spam Poison

CC - some rights reserved

> newsletter

Ce site a été optimisé avec Bootstrap. En cas de problème, contactez notre webmaster