Résistance

Aujourd’hui je vais vous parler de chiffres. Peut-être parce que les mots sont difficiles à trouver après plus de 50 ans de conflits entre les palestiniens et les israéliens. Peut-être aussi pour ne pas me perdre dans des discours ronflants dont certains diront qu’ils sont fascistes.. L’heure est en effet à la démesure, dans les journaux internationaux mais malheureusement aussi dans les chiffres...

Pensez vous sur un territoire d’environ 360 km2, soit environ 3,5 fois la taille de Paris intra-muros, est entassé 1,4 millions de palestiniens, soit exactement 3830 habitants par km2.

En additionnant le nombre d’habitant vivant en Israël et sur les territoires on arrive à 10 millions de personnes, soit un sixième de la population française, mais qui serait concentré sur l’équivalent de quatre département français.

30%, c’est le pourcentage de la population israélienne qui a soutenu les 27 réservistes de l’armée de l’air israélienne, ces 27 refuzniks, qui ont publié une lettre dans laquelle ils affirmaient qu’ils ne souhaitaient plus participer à des opérations aériennes visant des populations civiles...
8, c’est le nombre d’israélien tué par les tirs de roquette du Hamas avant le début des conflits.

40, c’est le nombre de civils réfugiés dans une école des Nations Unies, et trois encore dans une autre école, qui ont été assassinés par l’armée israélienne.

17500, c’est le nombre de morts - presque tous des civils, la plupart des enfants et des femmes - de l’invasion du Liban par Israël en 1982.
1700, c’est le nombre de civils palestiniens morts dans le massacre de Sabra et Chatila.

106, c’est le de civils réfugiés libanais _ dont plus de la moitié étaient des enfants _ massacrés à Qana en 1996 par l’armée israélienne dans une base des Nations unies.

1000, c’est le nombre de morts de 2006 durant les bombardements et l’invasion du Liban, dont la quasi-totalité étaient des civils.
Ces derniers chiffres étant tiré d’un article de Robert Fisk dans The Independent, 7 janvier 2009.

Oui, les Israéliens ont droit à la sécurité. Les 20 Israéliens qui sont morts en 10 ans à proximité de la bande de Gaza forment en effet une triste statistique. Mais 1000 Palestiniens sont morts depuis le début de l’invasion israélienne, des milliers au fil des ans depuis 1948.
L’analyse comptable est sans appel et ne peut pas justifier le traitement médiatique à charge contre le peuple palestinien. Car force est de constater que la plupart des quotidiens nationaux (si l’on excepte L’Humanité) soutiennent explicitement la guerre israélienne et que les médias de consensus (comme le sont les radios et les télévisions) emboîtent le pas, largement influencé par la blocus médiatique israélien : du coup les journalistes paresseux ont la bonne excuse de filmer dans le victime land d’Israel...

Les médias dominants reprennent en effet les termes de l’état israélien. On parle alors de « représailles », de « légitime défense ». Des mots pour justifier l’insupportable...

Quels sont les médias qui évoquent le blocus que subit depuis de trop nombreux mois les palestiniens de la bande de Gaza ?

En conclusion, que dire ? Que ce soit pendant la seconde guerre mondiale ou maintenant, les résistants sont toujours qualifiés de terroristes par les politiques et médias dominants

police partout.. justice nulle part


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