Mouvement dans l’éducation

L’unité arrivant peut souvent, on peut la souligner aujourd’hui, puisque tous les niveaux de l’éducation (de la maternelle au supérieur) sont aujourd’hui mobilisé. Pourquoi cet unité, avant tout pour dénoncer une politique gestionnaire du gouvernement, qui fait succéder les réformes libérales aux réformes libérales. Réformes, qui maquillent à peine leur objectif officieux : faire baisser la masse salariale des fonctionnaires de l’Éducation Nationale. Cet objectif est aujourd’hui d’autant plus d’actualité que le gouvernement creuse encore un peu plus la dette publique pour sauver une économie capitaliste en panne. Après les banques, il faudrait aujourd’hui aider les constructeurs de voiture. Ce secteur de l’économie, certes pourvoyeur d’emplois est anti-écologique, anti-développement durable : il fait très fortement peser des menaces pour le générations futures en entraînant de fortes émissions de CO2. La voiture est un objet aliénant, pourquoi ne pas plutôt créer les conditions de sortie de l’utilisation de la voiture. Je pense ici à toutes ces personnes obligés de prendre une voiture pour se rendre à leur travail. Ce qui me permet de revenir dans le domaine de l’éducation.

En effet, parmi les professeurs, de plus en plus sont amenés à travailler loin de chez eux. Je pense ici au TZR, c’est à dire des enseignant Titulaires des l’Éducation Nationale, mais en zone de remplacement. Ce sont les personnels que l’on envoie pour assurer le service quand un des enseignants est obligé de s’arrêter. Jusque là rien d’extraordinaire me direz vous, sauf que ce statut sert de plus en plus à combler les trous dans les emplois du temps crées par une politique du chiffre. Pour être concret, bon nombre de ces TZR ont désormais des affectations à l’année sur plusieurs établissements, très éloignés de chez eux.
Pourquoi, et bien notamment parce que le gouvernement en supprimant des postes crée des postes vacants dans certains établissements et que ces postes vacants sont partagés selon les cas entre plusieurs enseignants précaires. Car fonctionnaires ou pas, c’est la précarité qu’il faut retenir dans tout ça et les conséquences sur les classes, qui sont bien sûr désastreuses.

A propos des TZR, voici un forum de discussion actif et dynamique. Il a été crée en mars 2008. Il permet de rompre l’isolement connu par de nombreux TZR, particulièrement dans l’académie d’Auvergne dense et rurale.

Les réclamons portent sur une meilleure reconnaissance de la fonction de TZR, qui passe par :

- La dénonciation des suppressions de postes et la multiplication des heures supplémentaires qui précarisent encore plus la situation des TZR.
- Le retour des points de bonifications : l’attribution de ces points dépend de chaque rectorat. Ainsi, les enseignants TZR dans les académies de Lyon ou de Bretagne ont, après la mobilisation des collectifs, obtenus le retour des points de bonification dans le calcul de leur barème. Nous demandons la même chose en Auvergne, avec effet rétroactif et récupération des points « perdus ». 250 collègues sont concernés !
- Le respect des 48 heures de préparation avant la prise de fonction.
- La revalorisation de l’ISSR (Indemnité de Sujetion Spéciale de Remplacement).
- Le refus des affectations sur plus de deux établissements.

Sinon a propos de la réforme du lycée, elle prévoit une organisation des matières par modules de 3H par semaine. Il est bien évident que nous nous dirigeons là ici encore tout droit vers une paupérisation des savoirs et que les premiers à en souffrir seront les élèves. Je le rappelle ces mesures n’ont d’autre but que de faire diminuer la masse salariales des fonctionnaires de l’éducation : la solution, on supprrime des heures de cours.

La méthode est la même dans les écoles :

la suppression de 2h hebdomadaires d’enseignement pour tous et celle des RASED -enseignants spécialisés dans l’aide aux élèves en difficulté- n’a pour d’autre but que de faire des économies. Le tout étant censé être remplacé par quelques heures de soutien et des stages pendant les vacances.

Il faut aussi également parlé de la suppression des BEP par la réforme du Baccalauréat Professionnel (passage de 4 ans à 3 ans), qui augmentera la ségrégation scolaire et fermera des milliers de postes dans les lycées professionnels.

Le projet de réforme des lycées qui n’obéit qu’à une logique comptable de suppression de milliers de postes au moment où il conviendrait d’engager une véritable réflexion sur l’enseignement au lycée.

On pourrait également parlé de la dégradation des conditions de travail des personnels IATOSS et la privatisation rampante qui menace les service ouvriers et techniques dans les établissements scolaires.
Ou évoquer les atteintes au droit de grève par la mise en place d’un service minimum dans le premier degré.

En conclusion, j’aimerai dénoncer l’autoritarisme qui prévaut pour imposer ces démantèlements et les logiques répressives qui se développent contre celles et ceux qui tentent de s’y opposer. Ce même autoritarisme et cette même provocation, qui invalide totalement, pour ceux qui ont pu y croire les promesses de dialogue sociale du candidat Sarkozy. Cette provocation qui rappelle l’attitude des gardes mobiles à Vichy venues perturbés le contre sommet, pour ensuite réprimer dans la violence.
Terminons enfin par la chasse aux enfants de parents sans-papiers qui mobilise bien sûr beaucoup le monde de l’éducation.

Vous le voyez beaucoup de raisons pour protester et descendre dans la rue...

J’aimerai également parlé de la filiation du mouvement assembléiste au cours de l’histoire des luttes et en particulier des luttes étudiantes et lycéennes.

En effet bien que les mouvements sociaux n’échappent pas à la reproduction des rapports de domination qui structure nos sociétés, la réalisation des objectifs d’une lutte, d’une grève se structure souvent autour d’assemblée générale ou chacun peut exprimer son opinion, où l’on peut décider ensemble de la direction du mouvement.

Lorsque la parole et l’expression est canalisé, balisé par des intermédiaires qui tiennent généralement leur légitimité du système institutionnel en place (la bureaucratie des parties, des syndicats), les modes de relations perpétuent alors les convenances dominantes.
L’histoire du mouvement assembléiste est longue et internationale. On peut par exemple rappeler l’hsitoire de la commune de paris en 1871. On peut aller chercher du coté des « mir » en russie, qui étaient bien avant les soviets des cellules locales d’échange et de prise de décisions. Plus récemment, les luttes en Argentine ont été marqué par de fortes expériences auto-gestionnaires où la démocratie directe s’exprimait se concrétisait par des assemblés.

En 68, le mouvement du 22 mars impose le retour de cette forme d’organisation dans les luttes. Ce mouvement appelé à constituer des comités d’actions révolutionnaires (lire extrait).

Il y eu également en 86 le mouvement contre la réforme Devaquet, qui vu apparaître un réseau de comités de luttes, qui servira ensuite pour partie à la création d’une coordination nationale étudiante.
Le mouvement contre le CPE a également vu ressurgir ces comités de luttes avec à chaque fois une filiation et un retour d’expérience sur les luttes passés. Je pense notamment à la radicalisation sur la position avec les médias, qui donna ces scènes épiques où les médias étaient trustés par Julie Coudry et Bruno Juliard, qui étaient candidats à l’individualisation et à la personnalisation de la représentation des luttes, mais qui ne représentaient en fait que leur petite association syndicale, pas le mouvement.


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