Stop Pub à Clermont Ferrand 2009 #1

La situation de l’affichage publicitaire est aujourd’hui un scandale dans notre pays et à Clermont-Ferrand en particulier. Occupant toujours plus l’espace public, dégradant systématiquement le cadre de vie, il s’agit d’une véritable pollution visuelle.

Chacun devrait être libre de choisir s’il souhaite ou non recevoir les messages publicitaires ou non. Je peux faire le choix d’allumer la télévision de ne pas l’allumer, mais quand je marche dans la rue, je ne peux que subir certaines publicités posées sur certains de mes parcours quotidiens.

L’espace public est ainsi privatisé au profit de quelques-uns.

A l’heure où l’on met en avant de grande campagne pour la sécurité routière, il paraît important de réduire les sollicitations commerciales qui captent l’attention des usagers de la route.

Nous ne sommes pas tous égaux face aux panneaux publicitaires. Les enfants, notamment, ne sont pas toujours à même d’exercer leur esprit critique vis-à-vis du message reçu. Le rôle d’éducation des parents est mis à mal par l’ampleur du phénomène et son caractère inévitable.

Les dispositifs actuels représentent de plus un véritable gâchis énergétique. Je pense par exemple aux dispositifs rétro-éclairés. On peut également noter l’apparition d’écran plasma, qui observent en plus à leur insu, la réaction des passants face aux supports publicitaires mis en avant.

L’affichage est un média inégalitaire. C’est un outil de promotion des multinationales contre le tissu économique local, les petites et moyennes entreprises n’ayant pas les moyens financiers de se payer les campagnes publicitaires proposées par les afficheurs.

Limiter l’affichage publicitaire à 50 par 70 centimètres ne vient pas par hasard, c’est la taillé réservée à la taille de l’affichage associatif

Plus de 800 000 tonnes d’imprimés sans adresse sont encore distribués chaque années en France. Soit environ 35 kg par foyer.

Si 15% des foyers refusent de recevoir les imprimés publicitaires distribués dans leurs boîtes, c’est déjà 120 000 tonnes de papier économisées … et 120 000 tonnes de déchets en moins à traiter.

Si la municipalité participait à une campagne de réduction des imprimés cela permettrait de distribuer gratuitement des auto-collants à poser sur les boites aux lettres. Cela permettrait également de relayer l’information auprès des diffuseurs, en cas de non respect de l’autocollant.

Le règlement local de publicité permet bien souvent de déroger à la loi de 1979 encadrant l’affichage publicitaire.

Ce règlement local de publicité devrait être au moins plus restrictif que la loi.

source : RAP, Résistance à l’Agression Publicitaire

 
 
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